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Histoire d’Insignes

 

Histoire d’Insignes

Joseph Manent

Triton - Joseph Manent - Michel

Jo !

                              

Béret                                           Sicut

Insigne de béret des commandos
C’est avec un plaisir doublé d’un honneur, que je vous fais parvenir un succinct condensé concernant la création de l’insigne de béret, que portent avec fierté tous les commandos. Avant toute chose, je tiens à préciser que cet insigne a été l’œuvre conjointe du sergent POIVERT, et du Caporal-chef  MANENT dès juillet 1956

Nous arrivions à peine de nos différentes bases et faisons connaissance de notre Sidi bel Abbès : Réghaïa les bains ! Je sais, il n’y avait pas la mer à proximité, et les seuls bains auxquels nous avions droit, tout au moins au début, étaient ceux que nous offrait la sécurité incendie qui nous réunissait par section en fin de journée pour nous arroser à la lance sur la place; les salles de bains faisant défaut à Réghaïa. ; Vous imaginez le tableau ; d’autant que le juteux qui maniait la lance, croyant avoir affaire probablement à la tour infernale, avait plus ou moins mal réglé la pression (ou fait exprès)  Fallait protéger nos bas ventres sinon ouille ouille ouille ! Une fois propres et secs, nous nous groupions assis au sol (comme à la chambre des députés) pour recevoir les premiers enseignements.

Pendant le stage de sauts que nous avions effectué à Philippeville avec le 2ème REP, en juin 1956, je croquais quelques images de la vie quotidienne que j’affichais dans la chambre pour faire rire les copains ; j’essayais de mettre en évidence  quelques phases comiques de certains, comme celle du s/c PLUCHON qui sautait avec son sac de couchage plié en huit sous les fesses, vous imaginez le tableau, et surtout les atterrissages ! Je vous fais grâce de sa vindicte, d’autant qu’il avait un visage équin, et qu’il ruait comme un âne. Mon chef de section de l’époque, le Lieutenant  JOMAIN,  également connu sous le nom d’un empereur romain CLAUDIUS, me demande d’imaginer un insigne qui nous différencierait des basiers, il s’agissait de créer un  insigne de poitrine et d’un insigne pour orner notre béret qui à l’époque, avait la taille d’une pizza-hut ! Plusieurs essais ont été tentés, et en finale, nous nous sommes retrouvés POIVERT et moi, avec notre aigle et notre insigne de béret. Ils ont  retenu l’attention du commandement. Toutes les armées de monde font référence à l’aigle ; il y a l’aigle Napoléonien, celui du Reich, et bien d’autres. Il fallait différencier celui des commandos ; le commandant COULET qui commandait le 20/541 a eu la géniale idée de faire figurer l’inscription SICUT AQUILA (Comme des Aigles) Il fallait y penser ! D’un coup ce rapace est devenu le symbole  de  la force et de la foi  qui  ont toujours animé les commandos de l’air depuis la création de ce corps d’élite .L’Algérie, l’Afrique, le Liban, le Kosovo, l’Afghanistan, partout où ont opéré et opèrent les commandos de l’air, ils le font  avec ardeur au combat. Que Saint Michel les protège où qu’ils soient.

                    In hoc signo vinces : Tu vaincras par ce signe

        Manent Joseph                                                      Ancien du 20/541

Triton - Joseph Manent - Fengel 11

Joseph Manent - Fengel 11 - Triton

Moniteur des Techniques Commandos

Brevet de Moniteur Commando
Délivré à Montlouis par le
Centre National d’Entraînement Commando (C.N.E.C.)

 

Le CPA 30 a réalisé un Insigne Homologué A 1331 le 22 juillet 2001. L’Aigle est noir car la plupart des Missions s’effectuent la nuit, ses ailes stylisées en forme de 3 indique qu’il est implanté sur la base ou ou stationnait l’Etat Major de la 3ème Région Aérienne. Le glaive symbolise les Missions d’Intervention et de Protection, les suspentes et le parachute formé par le 3 soulignent la capacité de l’Unité du CFCA (aujourd’hui BAFSI)  à être aérolarguée, le champs d’or rappel la présence du CPA 30/541 en Algérie, enfin le secteur de cercle, le glaive et l’étoile évoquent l’Insigne de Béret  des Commandos de l’Air.

CPA 20

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Le lieutenant-colonel Le Guen obtient de l’EMAA la prise en compte par l’EFCI de l’intervention extérieure jusque là dévolue à l’escadron de protection et d’honneur (EPH) de Saint-Cyr. La mission de l’EPH est de rendre les honneurs aux hautes autorités nationales ou étrangères, de participer à l’évaluation des unités de protection de la 2ème RA et de fournir à l’occasion des renforts temporaires sur les points sensibles de cette région.

L’origine de l’EPH remonte aux compagnies de protection et d’honneur. Le 1er juillet 1946, une compagnie d’honneur de l’air 66 est créée au Bourget pour représenter en région parisienne, les troupes de l’air aux prises d’armes, défilés et réception de hautes personnalités. Son effectif théorique est de 30 officiers, 22 sous-officiers et 105 hommes de troupe. Elle avait un insigne non homologué, fabriqué par Courtois, représentant une tête de lion et un domino ailé, vraisemblablement en hommage au chef de la 2e RA, le général Domino. Le double 6 du domino est le numéro de la compagnie.

Le 1er novembre 1962, la compagnie d’honneur devient compagnie de protection et d’honneur CPH 30/352, chargée en plus de la mission de protection de la BA 104 du Bourget et éventuellement de la protection rapprochée des avions de transport des hautes personnalités. Elle est composée de 6 détachements au Bourget, à Creil, Orléans, Chateaudun, St Cyr l’Ecole et Villacoublay. Un nouvel insigne est fabriqué par Arthus-Bertrand portant les ailes de l’armée de l’air et le sigle CPH sur un écu aux couleurs bleu et rouge de la ville de Paris.

La CPH 30.352 est dissoute le 31 janvier 1966 et le lendemain un escadron de protection et d’honneur EPH 31.352 lui succède au Bourget et à Villacoublay un EPH 30.352 est créé. L’EPH 31.352 va faire réaliser par Drago un insigne qui représente l’emblème des fusiliers de l’air, le poignard et l’aile, sur un écu aux couleurs de Paris. Cet insigne est homologué A.948 le 10 août 1966.

Les deux CPH seront regroupées à Saint-Cyr-l’Ecole en 1970 pour former l’escadron de protection et d’honneur 31.352.

Tout au long de ces années, l’EFCI poursuit sa mission d’évaluation de la protection des bases, quant à la formation elle s’effectue au sein de l’escadron de formation des fusiliers commandos (EFFC) qui a succédé à la BIFCA.

Le CPA 20, héritier de la CPH de Saint-Cyr, en a gardé les traditions et l’insigne.

Insigne des Parachutistes d’Essai.

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La création d’une Section Parachutiste au sein du Centre d’Expérimentations Aériennes Militaire est décidé en Juillet 1946 par le chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air et est place sous les ordres du Lieutenant CHAIX Brevet TAP N°22 en 1937 .Avec lui les sept premiers paras d’essai qui on été eux aussi brevetés avant guerre , il sont alors repartis entre le CEV ( centre d’essai en vol ) et le CEAM .
Le CEAM est actuellement établi sur la BA 118 de Mont-de-Marsan . Le Lieutenant Robert CARTIER fut le brevet N°1 ( 6 Septembre 1947 ) de parachutiste d’essai et le N°95 ( En 2000 ) fut le Sergent JARDEL .

“Ailes, parachute et étoile d’or, couronne de lauriers d’argent”

 

Texte inspiré des précisions apportées par le Général (2s) J.P. Vinciguerra dans la revue Commando n°73 de l’Amicale:

1/ L’insigne a été institué par le 1er modificatif n°1001/EMGFAA du 29 janvier 1949 à l’instruction n°4200/EMGFAA//EC du 27 juillet 1948, relative au port des insignes mobile spéciaux du personnel navigant de l’armée de l’air. Il est alors désigné comme “insigne de parachutiste de l’infanterie de l’air, sous-spécialité de parachutiste d’essai”. (source: Service Historique de la Défense)

2/ Lors de la création des commandos de l’air en 1956, le commandement obtient le classement de ces dernier dans le corps du personnel navigant et par la même l’attribution de l’indemnité pour services aériens au taux n°1, à condition d’être titulaire d’un brevet du personnel navigant.

Par décision n°8382/SPAA/4/B.V.T. en date du 06 juin 1957, le Secrétaire d’Etat aux forces armées “Air” decerne à compter du 14 décembre 1956*, le brevet militaire de parachutiste de l’infanterie de l’air aux 367 premiers commandos de l’air.

Le premier brevet n°5070 est attribué au Cne Claudius JOMAIN (commando air 20/541), le 367ème brevet n°5473 au 2ème classe Jean-Pierre XUEREF (commando 10/541).

3/ Le Brevet Militaire de Parachutisme d’Infanterie de l’Air a donc bien été, effectivement, décerné aux 367 premiers Commandos de l’Air en 1957. Il semble avoir été délivré par équivalence au Brevet T.A.P. que ces derniers avaient obtenus soit à Pau, soit dans les Centres T.A.P. en Algérie.

Les CPA, toute jeune Unité cherche de suite à égaler les meilleurs Régiments Parachutistes de l’Armée de Terre et pour être reconnu a décidé de porter le Brevet T.A.P. (Terre) et non le Brevet d’Infanterie de l’Air.

Dans les années 65/70 certains de nos grands anciens d’Algérie arborent l’Insigne métallique du Brevet de Parachutiste de l’Infanterie de l’Air (ce qui n’est pas illégal à l’époque), peut-être par nostalgie et en souvenir de leurs débuts dans le monde aéroporté de l’Armée de l’Air.

La désignation ambigue du dit Brevet (Infanterie de l’Air / Parachutiste d’Essai) occasionne à cette époque, des malentendus quand aux catégories de personnel pouvant prétendre le porter, y compris chez les Parachutistes Sportifs de l’Armée de l’Air, et une certaine “irritation” chez les Parachutistes d’Essai.

L’Etat Major de l’Armée de l’Air clarifie cette situation par la fiche n°1783/EMAA/1/ADM du 22 juin 1970, document qui demande la rectification de l’instruction n°4200. Son 6ème modificatif n°3730/EMAA/3/OP du 21 juillet 1970 supprime ainsi la mention “de l’Infanterie de l’Air” pour ne laisser plus apparaître que “d’Essai” en regard de l’insigne concerné. (source: Service Historique de la Défense).

* date du décret n°56-1284 du 14 novembre 1956 autorisant le classement dans le P.N. des Militaires appartenants aux Commandos de l’Air.

Sources: - Bulletin Officiel de l’air du 17.10.1957 (partie annexe n°13 à l’édition chronologique)

- Commandos Parachutistes de l’Air 1956 - 1962 par Henri FERAUD

- Article du Général (2s) J.P. Vinciguerra dans la revue Commando n°73 de l’Amicale

 

602ème Groupe Infanterie de l’Air.

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Insigne du 602ème G.I.A dont l’Insigne et les Traditions ont été

transmises à l’EEI, l’EPI, au CPA 40 puis au CPA 10.

Précision liminaire : cet » article » ne concerne que le 602 G.I.A actuel.

Cet insigne a été distribué à tous les personnels affectés à l’Escadron d’Evaluation et d’Intervention (EEI) cadres ou appelés depuis avril 1978, date à laquelle le général d’Armée aérienne Saint-Cricq, chef d’état-major de l’armée de l’air a confié à l’EEI les traditions du 602 GIA.

L’EEI est devenu en Août 1979 l’Escadron de Protection et d’Intervention (EPI).

Crée au sein du Sous Groupement des Fusiliers Commandos de l’Air, l’EPI avait pour mission d’intervenir en tous lieux en renfort de protection ou de défense des points sensibles de l’A.A.

Aux ordres d’un capitaine, l’Escadron comprenait deux compagnies dont une d’engagés.

En 1996, à la suite de la fermeture de la base aérienne de Nimes, l’insigne et les Traditions du 602 GIA sont confiés au Commando parachutiste de l’Air 40 stationné sur la BA 200 d’Apt, en compagnie du CPA 10.

Ces deux CPA sont issus de l’EPI.

La fermeture de la BA 200 en 1999 et la dissolution du CPA 40 sont l’occasion de les confier au CPA 10.

L’insigne :

Dans un cercle bleu, posé sur un crissant d’or, un parachute déployé d’or et de blanc, soutient un parachutiste vu du sol. Une étoile noire couronne le tout.

L’étoile noire des unités spéciales et le parachutiste évoquent la nature de l’unité. Le croissant, l’implantation en terre africaine à Alger-Baraki.

A l’époque de l’EEI et l’EPI les personnels percevaient un insigne numéroté de fabrication Drago. Pour éviter la perte de ce dernier ils portaient en général une variante Andor, Delsart ou Arthus Bertrand.

Document retrouvé par Aigle 334 (Membre CAF)Veillée d'Armes

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Brevet d’Instructeur Chuteur Parachutiste (créé en 1994)

Insigne CASV 51.566

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1. Composition de l’insigne

D’une taille de 30 mm, l’insigne est composé de :
- un fond circulaire bleu ;
- un parachute déployé de couleur dorée, froncé de gris ;
- une étoile d’or ;
- d’un aigle gris argenté ;
- de trois anneaux dorés ;
- de 5 étoiles noires.

2. Symbolisme

Le parachute est d’or, avec des inter-suspentes noires en mémoire des parachutistes tombés en service.
L’aigle gris argenté est celui des commandos de l’air.
Le fond bleu témoigne que l’unité œuvre au profit de tous les parachutistes de l’armée de l’air.
L’étoile d’or apporte la chance et la réussite.
Les trois anneaux rappellent la dimension sportive et formatrice de l’unité qui assure l’organisation de toutes les séances de parachutisme militaire et sportif dans l’armée de l’air. Ils sont dorés, couleur de la victoire en compétition.
Les cinq petites étoiles noires rappellent les chuteurs opérationnels dont l’activité est soutenue par l’unité.

3. Homologation

Insigne homologué sous le N° A1357.

Insigne Saut de Motivation

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Les Fusiliers Commandos de l’Air et les Conducteurs de Chiens Engagés (MTA) non susceptibles de d’obtenir le Brevet Militaire de Parachutisme, peuvent effectuer deux Sauts de Motivation. Ce personnel doit être apte médicalement et avoir reçu l’Instruction adaptée à ce type de Saut.

A l’issue des épreuves au sol et en vol, il se voit attribuer un Insigne métallique et un certificat délivré par le Commandant de l’Escadron de Formation des Fusiliers Commandos de l’Air (E.F.C.A.).

 

“Parachute et rapace d’argent sur fond de sable”

Brevet de Moniteur Parachutiste

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Créé en octobre 1946, dans la logique de la création du brevet de parachutisme militaire (BPM), le brevet de moniteur parachutiste est passé par des sous-officiers en service dans les troupes aéroportées depuis plusieurs années.

Il est le gage d’une certaine expertise dans le domaine et permet à ses titulaires :

  • d’enseigner les techniques de base (formation des jeunes parachutistes) ;
  • de diriger les séances de saut en étant chef d’avion (après une formation d’adaptation propre à chaque aéronef)
  • d’être un expert du domaine TAP (troupes aéroportées) au sein de son unité

Son équivalent pour le corps des officiers s’intitule “qualification OSTA” (Officier spécialiste des troupes aéroportées).