Archive de la catégorie OPEX

Opex à Mostar

Opex à Mostar

C’est un Bureau d’ Aide aux Relations.

A Mostar il y avait jusque fin 2003 un Détachement de 35 Commandos commandé par un Capitaine.
Les Commandos de l’Air protégaient la plate forme aéronautique sous le commandement du Capitaine, qui lui assurait en plus la coordination avec le Détachement Marocain qui était chargé du contrôle des accès et le Bataillon Francais qui occupait un certain nombre de postes la nuit.

Je mets sur le site une deuxième photo du Bureau d’Aide aux Relations où l’on voit une peinture où figure le pont de Mostar.

En ce qui concerne la pierre sculptée, c’est Boguimil. En France se serait comparable aux Cathares.

Les photos ont été prises quelques mois (été 2003) avant que les commandos ne quitte cette Base.

“Aigle 334″

Sarajevo

 

Sarajevo


Le 5 juin 1992, les Bosno-serbes acceptèrent de « prêter » l’aéroport de Sarajevo à l’ONU afin qu’il soit utilisé à des fins humanitaires.

Le 11 juin 1992, l’Armée de l’Air met en place le premier détachement afin d’évaluer et de remettre en condition l’aéroport.

Le 28 juin 1992, la visite de M. François Mitterand déclencha le processus de passage de l’aéroport sous contrôle de la Force de protection des Nations Unies (FORPRONU). Le lendemain, le premier avion cargo, un C160 français, se posa à Sarajevo. Le Détachement de l’Armée de l’Air (DETAIR) avait en charge le fonctionnement de l’aéroport de Sarajevo (atterrissage, décollage et guidage des appareils). Le DETAIR se composait d’environ 240 Casques Bleus Français : Contrôleurs Aériens, Mécaniciens, personnels d’Escale, Fusiliers Commandos, Administratifs, Sapeurs du Génie de l’Air, Section Sécurité Incendie et Sauvetage (SSIS), Détachement Prévôtal.

 

Pendant de longs mois du conflit, le pont aérien a été quasiment le seul lien de Sarajevo avec le monde extérieur, livrant plus de 90 % de l’aide humanitaire destinée à nourrir, vêtir et soigner 440.000 habitants de la ville assiégée.

A la faveur des Accords de Paris de décembre 1995, le retour de la paix amorça
la réouverture des routes aux camions du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR) et des organisations humanitaires.

Depuis, l’aéroport n’a pas cessé ses activités puisque les Contrôleurs de l’Armée de l’Air continuent de gérer l’aéroport.

 

Aéroport de Sarajevo par “CPS_30″

Dans Lukavica, sur un ERC90 du 1er Spahis de Valence.
Une erreur de ma part, j’avais ôté le casque
Cette photo avait été prise à notre insu par un correspondant de guerre italien. Je l’ai retrouvé quelques semaines après dans un article traitant du conflit en ex-Yougoslavie dans un numéro de Jane’s.
Le rond rouge sur le canon, sans doute une cible pour entraîner les snipers assez nombreux dans Sarajevo à l’époque. Il s’agissait en réalité d’une protection de canon qui était retiré lorsque l’engin était en position car il ne fallait pas montrer une quelconque attitude belliqueuse à l’encontre des belligérants. Bref, un bel exemple des contraintes onusiennes imposées sur le théâtre. On comprend pourquoi, on pouvait parfois se trouver dans des situations assez complexes

Les VIB tant décriés quant à leur emploi sur les bases aériennes ont été d’une grande utilité pour le détachement du CFCA (Commandement des Fusiliers Commandos de l’Air) à Sarajevo. Ils étaient employés pour les missions de convoyage (Split, Kiseljak, …), surveillance des “crossing”, les missions “serbe” et “bosniaque”, …. Lors de mon détachement, chaque VIB avait été affublé d’un nom de planète (Orion, Uranus, Mercure, Neptune, …) avec 02 aigles peints en rouges sur l’avant. Cela était un signe de reconnaissance car il était difficile de distinguer au milieu de tout ces véhicules leur appartenance.

Changement de posture au mois de décembre 1995, les militaires sont placés sous le mandant de l’IFOR (Implementation Force), c’est à dire de l’OTAN. Cela se traduit par un changement de posture, les casques bleus disparaissent. Nous portons notre béret et les consignes sont on ne peut plus claires. Les belligérants sont devenus plus discrets, parfois quelques tirs sporadiques surtout lors de “baptême” ou “mariage” (!!!) ou alors lorsque les réservistes venaient relevés les troupes “d’actives” Serbes et Bosniaques (slivovic aidant, il arrivait que l’index ripe sur la détente !!!)
Sur la photo, il s’agit du poste appelé à l’époque “Papa9″ face à Drobinja tenus par des Fuscos (comme l’ensemble des points d’entrée sur l’aéroport de Sarajevo d’ailleurs). On distingue bien 03 jolis trous sur la façade du bâtiment ce qui montre que les belligérants ont envoyé du “gros” qui passait au dessus de l’aéroport.

Voici la photo du dernier DETAIR sous les couleurs de l’ONU, quelques jours après les bérets bleus ont laissé la place aux bérets pour les Fuscos et les Cynos, aux calots pour les autres Aviateurs et aux casquettes pour les Gendarmes de l’Air.

Autocollants qui étaient apposés par des militaires Français dont des Commandos de l’Air sur l’ensemble du secteur français de la DMNSE (Division Multinationale Sud-Est) en particulier dans des lieux publics souvent symboliques (écoles, bureaux de poste, …) et des endroits bien visibles par la population. Cela afin que cette dernière prenne conscience :

- que le secteur était tenu par des militaires Français ;

- que l’Europe au travers de la France était impliquée dans la reconstruction du pays. Un représentant de l’Europe en Bosnie, M Carl Bildt à l’époque, avait été mis en place à Mostar.

L’opération a été menée au début de l’année 1996 durant quelques semaines.

“CPS_30″

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