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Brevets Paras “Air”

Brevets Parachutistes “Air”

Aujourd’hui, à l’exception des Militaires du Rang des Unités de Protection et d’Instruction, tous les personnels Fusiliers Commandos de la B.A.F.S.I., sont Brevetés Parachutistes.
C’est en 1995, sous l’impulsion du Général d’Armée Aérienne J.C. LARTIGAU, Inspecteur Général de l’Armée de l’Air qu’a été décidée la création des Brevets Parachutistes de l’Armée de l’Air. Les différents modèles seront alors dessinés par le Colonel J.P. VINCIGUERRA qui s’inspirera des Brevets du Personnel Navigant. On y retrouve systématiquement l’aile, la couronne de laurier et l’étoile.
L’Etat-Major de l’Armée de l’Air homologue alors  les Brevets Parachutistes de l’Armée de l’Air créés, par décision n°1474/DEF/EMAA/C.O.AIR/ACTI2 du 30 juin 1995. Ils seront fabriqués par les établissements Coinderoux à Paris.
Depuis cette date, la décision d’accorder ces Brevets appartient au Général Commandant le Commandement les Fusiliers Commandos de l’Air, puis le C.F.P.S.A.A. et aujourd’hui B.A.F.S.I.. Ils sont enregistrés par la Direction du Personnel Militaire de l’Armée de l’Air (D.P.M.A.A.).

Brevet d’Initiation au Parachutisme Militaire de l’Armée de l’Air :

Ce Brevet est délivré aux Elèves Officiers de l’Ecole de l’Air et de l’Ecole Militaire de l’Air, au personnel Fusilier Commando et au personnel affecté dans les Unités d’Intervention de la B.A.F.S.I. quelle que soit leur spécialité, à l’issue de la période de formation et l’exécution de quatre sauts dont un avec ouverture du parachute de secours.

 

Ce brevet est numéroté, un diplôme est attribué par le Général Commandant la B.A.F.S.I.. Il est composé des ailes d’or, du parachute et des lauriers d’argent.

 

Brevet Militaire de Parachutiste de l’Armée de l’Air :

Il est délivré exclusivement au personnel spécialiste Fusilier Commando de l’Air et au personnel affecté dans les Unités d’Intervention de la B.A.F.S.I., quelle que soit leur spécialité.

 

Les conditions d’attributions sont les suivantes :

 

-         être titulaire du Brevet Militaire de Parachutisme délivré par l’Ecole des Troupes Aéroportées (E.T.A.P.) ;

 

-         avoir effectué au minimum 30 sauts à ouverture automatique ;

 

-         avoir effectué au Centre de Saut en Vol un saut à ouverture automatique de jour avec équipement (gaine et armement) prolongé par un exercice au sol et un saut de nuit à ouverture automatique avec équipements complet prolongé par un exercice au sol.

Ce Brevet numéroté et accompagné d’un diplôme est délivré par le Général Commandant la B.A.F.S.I.. Composé des ailes et d’une étoile d’or, du parachute et des lauriers d’argent.

Brevet Militaire de Parachutiste Spécialisé:
Il sanctionne l’aptitude du personnel cadre et engagé Fusilier Commando de l’Air affecté en Unité d’Intervention à effectuer des sauts à ouverture commandée avec charge. Le Brevet numéroté et le diplôme qui l’accompagne sont délivrés par le Général Commandant la B.A.F.S.I.

Composé des ailes et de l’étoile d’or, du parachute, des lauriers d’argent et de cinq petites étoiles d’azur.

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Commandement des Opérations Spéciales

Commandement des Opérations Spéciales

 

Commandement des Opérations Spéciales

Le Commandement des Opérations Spéciales (COS) a été crée en juin 1992 à la suite des opérations conduites pendant la guerre du Golfe. Placé sous les ordres du Chef d’Etat-major des Armées (CEMA), il a trois objectifs majeurs :

  • planifier, préparer et conduire les opérations spéciales,
  • fédérer les unités spéciales des trois armées afin d’obtenir une synergie et une meilleure cohérence,
  • adapter et améliorer les capacités des unités spéciales en coordination avec les autorités organiques.

Opérations spéciales :

Les opérations spéciales sont des actions militaires menées par des unités des forces armées spécialement désignées, organisées, entraînées et équipées, pour atteindre des objectifs stratégiques définis par le CEMA. Utilisant des techniques opérationnelles et des modes d’action inhabituels aux forces conventionnelles, ces actions sont menées en temps de paix, crise ou guerre, indépendamment des opérations conventionnelles ou en coordination avec celles-ci. Ce sont des opération militaires ouvertes ou couvertes commandées par le CEMA. Ce ne sont pas des opérations clandestines. Elles se distinguent des opérations conventionnelles par un cadre espace-temps différent, la nature de leurs objectifs, des modes opératoires particuliers et la discrétion qui entoure leur préparation et leur exécution.

 

Missions :

Il existe trois grands types de missions réalisées par le COS : les missions de renseignement, d’action et d’environnement.

- Missions de renseignement :

  • acquisition du renseignement sur les milieux physique et humain,
  • acquisition du renseignement sur les forces en présence et en particulier au-delà de la zone de déploiement du dispositif français ou allié,
  • acquisition du renseignement sur les objectifs humains ou d’infrastructure, et participation éventuelle à la désignation d’un objectif.

- Missions d’action :

  • attaques d’objectifs (centre de gravité ou point décisif),
  • neutralisation d’installations, de réseaux ou des lignes de communication,
  • capture ou récupération de personnel ou de matériel,
  • actions de diversion ou de déception,
  • contre-terrorisme (libération, reprise de contrôle),
  • fourniture d’appuis spéciaux (commandement, transport, feu…).

- Missions d’environnement :

  • formation, conseil et encadrement d’unités militaires étrangères dans le cadre d’une assistance à des forces amies,
  • participation au processus d’évaluation et d’aide à la décision, notamment lors de l’ouverture d’un théâtre d’opérations,
  • protection de personnalités.


L’officier général commandant des opérations spéciales est le conseiller du CEMA pour l’emploi des forces spéciales. Il est responsable de la planification, de la préparation et de la conduite des opérations spéciales. En matière d’entraînement, il planifie et conduit les exercices et les échanges interarmées et interalliés. A cette occasion, il peut contrôler les capacités détenues par les unités de forces spéciales participantes au cours de la validation des compétences. En matière organique, il a surtout un rôle consultatif et fédérateur auprès des états-majors d’armées auxquels il exprime ses besoins en terme de capacités attendues. Les états-majors d’armées sont responsables de la mise sur pied de ces capacités par une politique adaptée de recrutement, d’équipement et de préparation opérationnelle des forces.

- L’état-major du COS :

Cet état-major opérationnel interarmées se situe depuis l’année 2006 sur la Base Aérienne 107 de Villacoublay. Il est composé de 70 personnes appartenant aux trois armées ainsi que des 4 représentants des directions et services : un conseiller santé, deux officiers de liaison de la Gendarmerie Nationale et un ingénieur de la Délégation Générale pour l’Armement.

- La réserve du COS :

Le COS dispose également d’une composante interarmées d’environ 150 réservistes. Ce réservoir, composé d’experts de haut niveau, est spécifique au COS et lui apporte un complément précieux dans des domaines particuliers tels que l’Expertise Initiale de Théâtre (EIT). Les spécialités les plus recherchées sont celles qui touchent directement au fonctionnement des institutions et des entreprises essentielles (juristes, ingénieurs, spécialistes du genre génie civil, experts des zones géopolitiques concernées,…) afin de mener les expertises initiales sur les théâtres d’opérations.

- Les unités de forces spéciales.

11 unités des trois armées sont dédiées au COS :

  • unités des forces spéciales de l’armée de terre (BFST) : le 1er RPIMa de Bayonne, le 13ème RDP de Dieuze et le Détachement ALAT des Opérations Spéciales (DAOS) situé à Pau.
  • unités des forces spéciales de la Marine (ALFUSCO) : les commandos Trépel, Jaubert, de Penfentenyo et de Montfort, basés à Lorient, et le commando Hubert à Saint-Mandrier.
  • unités des forces spéciales de l’armée de l’air (BFS) : le commando parachutiste de l’Air n°10 (CPA10) et l’escadron de transport POITOU (ET POITOU), basés à Orléans, l’escadrille spéciale Hélicoptères (ESH) basée à Cazaux.




 


D’autres capacités dites conventionnelles, issues de différentes unités militaires, peuvent ponctuellement être employées pour des opérations. Tous les hommes appartenant à des unités des forces spéciales (environ 3 000 militaires) sont protégés par l’arrêté du 15 septembre 2006 relatif au respect de l’anonymat.

Quelques opérations du COS :

Opération Oryx (décembre 1992 - janvier 1993), en Somalie.

Opération Amaryllis (avril 1994), au Rwanda.

Opération Turquoise (juin - juillet 1995), au Rwanda.

Opération Azalée (septembre - octobre 1995), aux Comores.

Opération Almandin (1996), en République Centrafricaine.

Opération Alba (mars - juillet 1997), en Albanie.

Opération Kahia (décembre 1999), en Côte d’Ivoire.

Opération Vulcain (14 août 2000), au Kosovo.

Opération Artémis (juillet - septembre 2003), en République Démocratique du Congo.

Opération Arès (août 2003 - janvier 2007), en Afghanistan.

Opération Licorne (en cours), en Côte d’Ivoire.

Opération Benga (juillet - décembre 2006), en République Démocratique du Congo.

Opération Boali (mars 2007), en République Centrafricaine.

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Moniteur des Techniques Commandos

Brevet de Moniteur Commando
Délivré à Montlouis par le
Centre National d’Entraînement Commando (C.N.E.C.)

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François COULET

Le premier Patron CPA

F. Coulet

 

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Groupe lors de la cérémonie de remise du Drapeau.

Le jour de la cérémonie de remise du Drapeau CPA le 03.02.1959.

De gauche à droite: Slt Prévot, Médecin Ltt Genneseaux, Ltt Pallardy, Ltt Tramoni et Adt Dupont.

Photo avec légende de Fennec

Remise Drapeau CPA

 

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Cérémonie de la remise du Drapeau CPA

Le 03.02.1959, remise du Drapeau aux Commandos Parachutistes de l’Air.

 

Avec le Lcl Coulet et face à lui de gauche à droite le Col Villedieu, le Gal Rouget, le Gal Challe et le Général Jouhaud (d’après H.Féraud).

 

Remise Drapeau CPA

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Centre National d’Entraînement Commando (CNEC)

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Le CNEC

SES OBJECTIFS ET SES MOYENS

Le Centre National Entraînement Commando a été créé en1964. à Mont-Louis.

Il est issu du 1° régiment de CHOC.

1 Centre National :
Seule école d’Europe chargée de former les cadres aux techniques commando.

2 citadelles : Mont-Louis et Collioure.
2 sites exceptionnels : l’un à la montagne, l’autre à la mer.

3 missons majeures :
- Former les commandos
- Aguerrir (s’entraîner à faire des choses difficiles)
- Concevoir et Expérimenter

Activités variées à risques de jour comme de nuit.

Des matériels adaptés.

Une instruction adaptée et sécurisée : Effectifs
- 38 officiers(dont 3 médecins)
- 101 sous officiers.
- 82 engagés volontaires dans l’armée de terre
- 52 personnels civils
soit un total de 273 personnes.

Les moyens d’instructions sont :
- les parcours d’audace
- un champ de tir
- un mur de franchissement (= escalade, avec sac, armes, tenue de combat…)
- du nautisme à Collioure
- du combat en localité
- 46 instructeurs spécialisés à l’encadrement

Les piliers de l’instruction :
- Maîtriser son stress
- Garder son calme
- Franchir tous les endroits difficiles
- Savoir se battre en corps à corps
- Pratiquer le combat en zone urbaine
- Pratiquer les activités en milieu aquatique (nautisme)
- Savoir placer des explosifs.

Stages de 4 semaines :
- 1° semaine à Collioure
- 2° et 3° semaines à Mont-Louis
- 4° semaine sur le terrain
Tous les stages sont différents et adaptable à l’environnement, à la population, à la durée, à la finalité.
Chaque année, il y a de plus en plus de stagiaires :
- en 2001 : 2600 stagiaires (100 hors armée de terre dont 18 étrangers)
- en 2002 : 2800 stagiaires (105 hors armée de terre dont 23 étrangers)

La devise : “EN POINTE TOUJOURS”
Ce qui signifie qu’il faut toujours se dépasser.

La meilleure arme n’est pas son Famas, son pistolet, son couteau ou ses explosifs mais son “Cerveau” (son intelligence).

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Hélico “Banane” Vertol H 21 C

Hélico en Approche en Kabylie. Photo Fennec

Banane

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Le CPA 30 a réalisé un Insigne Homologué A 1331 le 22 juillet 2001. L’Aigle est noir car la plupart des Missions s’effectuent la nuit, ses ailes stylisées en forme de 3 indique qu’il est implanté sur la base ou ou stationnait l’Etat Major de la 3ème Région Aérienne. Le glaive symbolise les Missions d’Intervention et de Protection, les suspentes et le parachute formé par le 3 soulignent la capacité de l’Unité du CFCA (aujourd’hui BAFSI)  à être aérolarguée, le champs d’or rappel la présence du CPA 30/541 en Algérie, enfin le secteur de cercle, le glaive et l’étoile évoquent l’Insigne de Béret  des Commandos de l’Air.

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CPA 20

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Le lieutenant-colonel Le Guen obtient de l’EMAA la prise en compte par l’EFCI de l’intervention extérieure jusque là dévolue à l’escadron de protection et d’honneur (EPH) de Saint-Cyr. La mission de l’EPH est de rendre les honneurs aux hautes autorités nationales ou étrangères, de participer à l’évaluation des unités de protection de la 2ème RA et de fournir à l’occasion des renforts temporaires sur les points sensibles de cette région.

L’origine de l’EPH remonte aux compagnies de protection et d’honneur. Le 1er juillet 1946, une compagnie d’honneur de l’air 66 est créée au Bourget pour représenter en région parisienne, les troupes de l’air aux prises d’armes, défilés et réception de hautes personnalités. Son effectif théorique est de 30 officiers, 22 sous-officiers et 105 hommes de troupe. Elle avait un insigne non homologué, fabriqué par Courtois, représentant une tête de lion et un domino ailé, vraisemblablement en hommage au chef de la 2e RA, le général Domino. Le double 6 du domino est le numéro de la compagnie.

Le 1er novembre 1962, la compagnie d’honneur devient compagnie de protection et d’honneur CPH 30/352, chargée en plus de la mission de protection de la BA 104 du Bourget et éventuellement de la protection rapprochée des avions de transport des hautes personnalités. Elle est composée de 6 détachements au Bourget, à Creil, Orléans, Chateaudun, St Cyr l’Ecole et Villacoublay. Un nouvel insigne est fabriqué par Arthus-Bertrand portant les ailes de l’armée de l’air et le sigle CPH sur un écu aux couleurs bleu et rouge de la ville de Paris.

La CPH 30.352 est dissoute le 31 janvier 1966 et le lendemain un escadron de protection et d’honneur EPH 31.352 lui succède au Bourget et à Villacoublay un EPH 30.352 est créé. L’EPH 31.352 va faire réaliser par Drago un insigne qui représente l’emblème des fusiliers de l’air, le poignard et l’aile, sur un écu aux couleurs de Paris. Cet insigne est homologué A.948 le 10 août 1966.

Les deux CPH seront regroupées à Saint-Cyr-l’Ecole en 1970 pour former l’escadron de protection et d’honneur 31.352.

Tout au long de ces années, l’EFCI poursuit sa mission d’évaluation de la protection des bases, quant à la formation elle s’effectue au sein de l’escadron de formation des fusiliers commandos (EFFC) qui a succédé à la BIFCA.

Le CPA 20, héritier de la CPH de Saint-Cyr, en a gardé les traditions et l’insigne.